Kapitel 1.

Kapitel 1.
Le stress commence à se faire sentir. Une montée d'adrénaline. Mon coeur bat à 100 à l'heure. L'impression que mes jambes sont en guimauve.
Je suis tellement heureuse de retrouver cette sensation. Cela faisait tellement longtemps que je n'étais pas remontée sur une scène. Même si aujourd'hui, ce n'est que pour un plateau de télévision, cela me fait du bien.


Technicien - Dans 15 secondes.


Ferme les yeux. Inspire. Expire. Essaye de rester calme. Profite de la dizaine de secondes qui te restent.


Technicien - Trois. Deux. Un. C'est à vous.


Je m'avance donc sur le plateau. Tous les regards se posent sur moi. Le présentateur m'accueille, un sourire faux plaqué sur son visage.


Présentateur - Nous avons aujourd'hui, le plaisir d'avoir avec nous, une jeune fille dont la carrière bat son plein. Elle commence la chanson à l'âge de 12 ans, chante dans tous les spectacles de sa région et enregistre son premier titre à 15 ans. Depuis, elle a en parcouru du chemin ! Deux albums en trois ans ! Cassie, comment vivez vous cette ascension musicale très rapide ?


Les questions s'enchaînent. Toujours les mêmes. Pourquoi ne varient-t-ils jamais leurs questions ? J'ai l'impression de réciter toutes mes réponses.


Présentateur - Et tout de suite, Cassie va nous interpréter en exclusivité son nouveau titre, Lettre à Toi !


Je m'avance sur l'espace servant de scène. Enfin. Plus rien n'existe sauf le public, la musique et moi. La musique retentie. J'oublie le monde qui m'entoure. Et j'entame les premières notes :


Je t'écris ces mots pour te dire combien la vie m'est difficile à vivre
Je marche seule tu n'es plus là plus personne pour guider mes pas
Et je sens ton odeur dans mon lit la nuit je compte les heures
C'est si dur de vivre sans toi sans celui qui m'a donné la foi

Et pourtant la vie en a voulu ainsi j'ai pas choisi
J'échangerai bien ma place avec la sienne

Et je sais qu'ils ne voient pas le chagrin qu'il y a au fond de moi
La douleur des nuits seule dans mes draps
Et ces cris que j'étouffe à chaque fois
Et je n'ai pas le droit de dire combien je souffre sans toi

Tu es parti avec cette fille que t'as rencontré pour nuit
Sans me dire pourquoi tu l'as choisi elle et plus moi
Je suis resté là sans comprendre ce qu'il m'arrivait
J'ai bien compris quand je t'ai vu l'embrasser

Je repasse nos vidéos et nos photos ton rire et tes mots
Mais je dois tourner la page

Et je sais qu'ils ne voient pas le chagrin qu'il y a au fond de moi
La douleur des nuits seule dans mes draps
Et ces cris que j'étouffe à chaque fois
Et je n'ai pas le droit de dire combien je souffre sans toi

Je repasse nos vidéos et nos photos ton rire et tes mots
Mais je dois tourner la page



Et je sais qu'ils ne voient pas le chagrin qu'il y a au fond de moi.
La chanson prend fin. Les applaudissements retentissent. Personne ne remarque les larmes dans mes yeux. Personne ne peut comprendre cette chanson sauf lui. Lui que j'aimerais tant haïr. Lui que j'aime encore.


Présentateur - Encore une excellente prestation de cette jeune artiste ! A présent, accueillons l'invité surprise de la semaine. Ou plutôt devrais-je dire les invités ! Ils sont 4. Ils sont beaux.


Des cris d'hystéries dans le public. C'est à croire qu'ils connaissaient déjà l'identité de ces fameux invités surprise.


Présentateur - Ils sont allemands !


Oh non. Ce n'est pas possible. Pas eux. Je vous en prie. Dites-moi que ce n'est pas le groupe auquel je pense !


Présentateur - Ils ont sorti 3 albums, dont un en anglais.


Les cris redoublent. Mon stress aussi. Si c'est eux, il faut que je parte. Je ne pourrais pas rester en leur présence. Plus maintenant.


Présentateur - Madame, Monsieur, les Tokio Hotel sont ici ce soir !


Mon estomac se noue. Je ne respire plus normalement.


Les 4 jeunes hommes s'avancent dans notre direction. Serrent la main à cet idiot de présentateur. Bill s'avance vers moi. Je baisse les yeux. Il essaye de me faire la bise. Je l'évite. Le contact ne serait pas bénéfique. Au contraire. Il ferait ressortir des souvenirs et des sentiments que je m'étais efforcé de refouler au plus profond de moi. Il s'installe à côté de moi. Georg et Gustav m'adressent un bref sourire. Quand à Tom. Il regarde droit devant lui, le visage impassible.


Présentateur - Je crois que vous vous connaissez déjà si je ne m'abuse ?

Bill - Oui.

Tom & Moi - Non.

Présentateur, décontenancé - Euh. Oui, ou non ?

Moi - Non. Nous avons déjà eu l'occasion de nous rencontrer sur quelques plateaux mais sans plus.

Présentateur - D'accord. Bill ...


Je décroche de l'interview. Je ne peux pas le croire. Ils sont là. Il est là. Cela veut dire qu'ils ont entendu ma chanson. Cela veut dire qu'il l'a entendue.
Un coup de Bill dans mes côtes me ramène dans leur conversation.


Moi - Pardon ? Pouvez-vous répéter s'il vous plaît ?

Présentateur - Avez-vous quelqu'un qui partage votre vie en ce moment ?

Moi - Cela ne vous regarde pas !


Non. Non personne ne partage ma vie en ce moment. Mais mon c½ur, est lui, bien occupé. Mon esprit aussi. Il me hante.


Tom - Ne te sens pas obligée de répondre Cassie. De toute façon, qui pourrait vouloir de toi ?

Bill - Tom !


Toi ! Toi ! Tu voulais bien de moi TOI. Tom Kaulitz ! J'ai envie de le crier. De le hurler au monde entier.
Mon coeur se resserre encore un peu plus. Mes yeux sont humides. Une larme perle au coin de mon oeil.


Tom - Bah quoi ? Il n'y a que la vérité qui blesse.


C'en est trop. Supporter sa présence quelques minutes je veux bien. Mais supporter sa connerie, c'est au-dessus de mes forces.
S'il savait seulement le mal qu'il me fait. S'il pouvait juste se l'imaginer..
Je me lève et c'est le regard fixé sur mes chaussures, les larmes roulant sur mes joues que je quitte le plateau.




Tu t'ennuies? Tu veux parler? Béhh clique alors =)

# Posted on Saturday, 14 June 2008 at 3:57 PM

Edited on Wednesday, 15 April 2009 at 4:34 PM

Kapitel 2.

Kapitel 2.

Je me dirige en courant vers la sortie. Bouscule quelques techniciens au passage. Enfin seule. Enfin un peu d'air.

Il fait nuit. Je suis seule dans le noir. Je repère un banc à quelques mètres du studio et décide de m'y installer. Mon manager va encore criser. Qu'importe. Je suis sûre qu'il était au courant de leur présence. Il se fout totalement de moi. Rien ne l'intéresse. Hormis l'argent que je lui apporte, évidemment.

Cela fait presque 3 mois. Presque 3 mois que je ne suis plus la-même. Presque 3 mois que je suis morte à l'intérieur. Presque 3 mois que j'essaye, en vain, de les oublier. De les faire sortir de ma tête.
Je frissonne. Le froid me transperce. Le noir m'angoisse. Les larmes s'apaisent.

Une main se pose sur mon épaule. Je la regarde. C'est lui. Cette main aux ongles si soigneusement manucurés, je la reconnaitrais entre mille. Il est là. Comme avant.

Mais justement, nous ne sommes plus comme avant.

Doucement, je la repousse. Me relève. Toujours sans le regarder Lui. Je me dirige à nouveau vers le studio. Il ne faut plus que je reste ici. Je vais craquer.



Lui - Cassie !



Un cri. Un appel. Je ne me retourne pas et poursuis lentement mon chemin.
Le vigil à l'entrée me reconnait et me laisse entrer. En me dirigeant vers ma loge, j'ignore les regards lourds qui se posent sur moi. Les yeux rougis, les cheveux en bataille, je n'ose pas imager de quoi je pourrais avoir l'air. Je n'imagine pas non plus ce que tous les gens présents, ce que tous les gens ayant visionné l'émission peuvent penser de mon comportement.

Plus rien ne m'importe à présent sauf retrouver le calme de ma chambre. Où je pourrais être enfin seule. Seule avec mon chagrin et mes souvenirs.

C'est complètement chamboulée que je pousse la porte de ma loge. Enfin, ce que je croyais être la porte de ma loge. Tom, Georg, Gustav étaient assis sur le canapé. Ces deux derniers étaient totalement absorbés par leur conversation et ne m'avaient pas entendue entrer. Tom quand à lui me fixait d'un regard dédaigneux. Comme si ma présence lui était insupportable. Et ca voyez-vous, cela vous brise le coeur. Cela vous fait encore plus mal qu'une insulte. Encore plus mal qu'un coup de poing dans la figure.

Je soutiens son regard quelques instants. Sors de la pièce en fermant la porte d'un geste brusque, rageur.
Les larmes recommencent à couler. Je les essuie vivement. Le regard toujours posé sur cette porte d'un blanc immaculé, je me dis que depuis eux, je suis devenue faible. Trop faible.

Doucement, je me retourne. Et tombe nez à nez avec Bill. Cette fois, je le regarde.
Il n'a pas changé depuis ce temps. Ses cheveux sont toujours dressés sur sa tête. Ses yeux durcis par le maquillage reflètent pourtant la douceur. Mais son éternel sourire n'est pas scotché sur son visage.

Il me regarde. Sans prévenir m'attire contre lui. Sa présence, son odeur. Je me laisse aller dans se bras. Pendant quelques instants, nous ne disons rien. Nous n'avons pas besoin de mots.



Bill - Tu m'as manquée Loup'.

Moi - Toi aussi. Toi aussi tu m'as manqué.



Et sur ces paroles, je m'enfuis en courant. Je cours encore et encore dans ces couloirs semblables à des labyrinthes. C'est un moyen de fuir ma réalité.
Lorsque j'arrive enfin dans la loge, je m'écroule sur le canapé. Roys, mon manager est là. Le visage rouge de fureur il prend la parole.



Roys - Non mais tu nous fais quoi là ? Tu quittes une émission en plein direct, tu t'enfuis je ne sais où ! C'est quoi ce bordel ? Tu sais combien ca peut nous coûter ? Ta réputation va en prendre un coup ...


Et patati & patata. Qu'il continue seulement son petit speech, je ne l'écoute pas de toute manière. Il radote, comme d'habitude. De plus, je ne suis pas trop d'humeur. Il m'énerve.



Moi - C'est bon t'as fini là ? On peut partir d'ici ?

Roys - Non j'ai pas fini ! Tu commences à me les pomper Cassie ! A vraiment me les pomper !

Moi- Tu savais qu'ils étaient là ! Tu le savais ! Alors ne rejette pas la faute sur moi !

Roys - Si tu n'arrives pas à te contrôler, si tu penses encore à ce petit merdeux, j'estime que ce n'est effectivement pas ma faute !



Vlaan. La claque est partie. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Son air choqué, sa main sur sa joue rougie m'arrachent même un sourire.



Moi - Un petit merdeux. Certes, je suis d'accord. Mais ne l'insulte plus jamais. C'est compris ? Je ne suis peut être pas majeure, donc je ne pourrais pas te virer, mais un seul mot sur ton comportement de ces derniers temps à tes supérieurs, et hop ! Plus de manager Roys !



Prends ca dans ta tronche ! Il pâlit. Il sait que les manager ne manquent pas sur le marché du travail et qu'il ne m'est pas indispensable.



Roys - Je te reconduis chez toi.



Je récupère mon sac et les quelques affaires éparpillées ici et là dans la loge. Nous empruntons à nouveau ces couloirs gigantesques. Sans se perdre cette fois-ci.
J'ai le déplaisir de découvrir, un tourbus noir, juste à côté du mien. Les 4 jeunes y sont déjà installés apparemment. Les lumières y sont allumées.
Ne pas penser à eux. Ne surtout plus y repenser.

Je prends place sur un des sièges en cuir beige. Et attends patiemment d'être de retour à l'hotel, au centre de la capitale.

Vrrr. Vrrr.
Un message ? A cette heure ?




Pensez-vous qu'avec ce que j'écris,
J'arriverais à m'en sortir au bac français => sujet d'invention ?

Merci pour vos com's =)

Bisous.
Mà.


# Posted on Monday, 16 June 2008 at 11:31 AM

Edited on Wednesday, 15 April 2009 at 4:34 PM

Kapitel 3.


Nouveau message de Tom à 23h37
>> Ne t'approche plus de mon frère. <<

Envoi d'un nouveau message.
>> Tu n'as pas d'ordres à me donner. <<

Nouveau message de Tom à 23h39.
>> Ce n'est pas un ordre. C'est un conseil. <<

Envoi d'un nouveau message.
>> Et si je l'approche ? <<

Nouveau message de Tom à 23h41.
>> Je ne te conseille même pas d'essayer. <<

Envoi d'un nouveau message.
>> Je n'ai pas peur de toi Tom. <<

Nouveau message de Tom à 23h43.
>> Refais lui encore une seule fois du mal comme tu l'as fait aujourd'hui et tu me diras si tu n'as pas peur de moi. <<

Envoi d'un nouveau message.
>> Moi je lui ai fait du mal ? MOI ? Ne te fous pas de ma gueule. C'est pas que ca m'ennuie de converser avec toi, mais je n'ai pas que ca à faire. Et pour info, Bill est venu, je suis restée 5 secondes maximum en sa présence avant de me barrer en courant. Alors je ne vois pas trop comment j'aurais pu lui faire du mal. >>

Nouveau message de Tom à 23h45.
>> Tu crois que ca me fait plaisir de te parler ? Tu lui as dit quoi ? <<

Envoi d'un nouveau message.
>> Ca ne te regarde aucunement. S'il a mal, tu le sens n'est-ce pas ? J'espère que tu souffres Tom. Que tu souffres vraiment. Adieu. <<




PDV Tom.



Nouveau message de Cass' <3 à 23h46.
>> Ca ne te regarde aucunement. S'il a mal, tu le sens n'est-ce pas ? J'espère que tu souffres Tom. Que tu souffres vraiment. Adieu. <<


Putain. Oui je souffre. Oui j'ai mal. Tu es contente là ?
Mais je ne souffre pas qu'à cause de Bill. Sors de ma tête Cass'.


Envoi d'un nouveau message.
>> Pas adieu Cassie. On se reverra beaucoup plus tôt que tu ne le penses. Bisous. <<




PDV Cassie.





Bisous ? Serait-il soudainement devenu fou ?
Se revoir bientôt ? Non merci. Je m'en passerais volontiers.




Ellipse d'une semaine.





Vrr. Vrrr.

Le vibreur de mon portable me tire lentement de mon sommeil. C'est encore à demi endormie que je décroche.


Moi - Allo ?

Roys - Programme d'aujourd'hui : shooting photos à 11 heures, 13 heures repas, 14 heures interview. Le tout pour le magazine Bravo.

Moi - D'accord. Je descends dans une demi-heure.


Une journée merveilleuse s'annonce. Ironique évidemment.
Les interview, les shooting .. Les côtés « négatifs » du métier. Je n'aime pas cela. Je n'ai jamais apprécié. Faire la belle devant un objectif. Mentir à des journalistes qui ne cherchent qu'à informer leurs lecteurs. Faire semblant que tout va bien, alors qu'à l'intérieur rien ne va.

Je m'extirpe doucement de la douce chaleur de mon lit. Me dirige vers la salle de bain.
Je rentre sous la douche. L'eau est gelée. En sortant, j'examine mon reflet dans le miroir. Des cernes, les cheveux ternes. Cette nuit, je n'ai pas dormi plus de trois courtes heures. Rongée par la tristesse. Rongée par la nostalgie des moments passés.

Je voudrais tellement redevenir celle que j'étais. Je voudrais retrouver mon caractère vif et mon éternelle bonne humeur. Je voudrais à nouveau tirer du plaisir des petites choses de la vie.

Il ne me reste que dix petites minutes. Je fais rapidement ma toilette. Je ne me maquille pas. A quoi bon ? Si c'est pour me démaquiller à peine arrivée au shooting, cela ne vaut pas la peine. Je prends au pif des habits dans mon armoire. Un slim en jean délavé, un tee-shirt orange légèrement décolleté. Je reste figée en voyant ce tee-shirt. C'était celui qu'il m'avait offert. Orange. Sa couleur favorite. Qu'importe. J'enfile rapidement mes habits, prends mon sac, mon téléphone et mes clés. Je sors de ma chambre et me dirige vers le hall de l'hôtel.

Cherchant un mouchoir dans mon sac, je ne vois pas la personne qui s'avance vers moi. Je lui fonce dedans. Apparemment, lui non plus ne faisait pas attention.

Je lève ma tête. Je palis.
Il me fixe. Ses yeux dans les miens.
Au bout de quelques instants je pris la parole.


Moi - Tu m'excuses. J'ai rendez-vous.

Lui - Tu pars encore à la recherche de coeurs à briser, n'est-ce pas ? Tu n'es bonne qu'à ca finalement.


Agacée, je tourne les talons et continue mon chemin.



Lui, en criant - Joli tee-shirt ! C'est drôle, j'ai l'impression de le connaitre ..


J'accélère mes pas. Roys. Où est-il ? Je le trouve, accoudé au bar.


Moi - Roys ! Comment vas-tu aujourd'hui ?

Roys - Bonjour. Va droit au but. Qu'est ce que tu veux ?

Moi - Tu savais qu'ils étaient à l'hôtel ?

Roys - J'ai eu le plaisir de croiser Bill et Gustav en venant au bar.

Moi - On change d'hôtel !

Roys - Non.

Moi - Pourquoi ? Les palaces ne manquent pas ici !

Roys - Je t'expliquerais à 13 heures, pendant le repas. Ils seront là. Tu ne pourras pas dire que je ne t'ai pas prévenue cette fois.


Un repas avec eux ? Pourquoi ? C'est en réfléchissant que je sors de l'hôtel, garde du corps à mes côtés.
Les fans sont devant le palace. Ils attendent. Ils attendent Tokio Hotel pour certains, moi pour d'autres.
Malheureusement pour eux, je n'ai plus le temps de signer des autographes. L'incident nous avait retardés.

Dans la limousine, l'ambiance était tendue. Mon manager savait que je ne pouvais pas les supporter. Et je me demandais qu'est-ce qu'il se tramait derrière mon dos.


Roys - Je te préviens. Le photographe est assez antipathique. Mais ses photos sont merveilleuses.


Cool. Je n'en ai rien à faire. Au moins, s'il n'est pas sympathique, je n'aurais pas à jouer la gentille fille à papa super polie.

Arrivée au studio, l'assistante me pris en charge. Elle me conduit vers le styliste. J'ai déjà eu l'occasion de le côtoyer, il connait mes goûts.


Moi - Coucou Steve.

Steve - Hallo ma chérie !


Il me tape ses cinq bises habituelles.


Steve - Je t'ai trouvé des habits totalement géniaux !


Il me montra ses fameuses trouvailles. En effet, j'aimais beaucoup. Une robe mauve qui m'arrivait à mi-genoux, un baggie vert fluo et un tee-shirt déchiré turquoise. Les habits me correspondaient vraiment. Enfin, ils correspondent à la Cassie souriante et pleine de vie.

Je passais ensuite entre les mains de la maquilleuse. Qui s'avérait être une fan.


Maquilleuse - J'aime vraiment votre nouvel album ! Dites, c'est vrai cette rumeur qui disait que vous sortiez avec un des j...

Moi - Non. Non. Tout ce que vous avez pu entendre à ce sujet est faux.


Allait-on me foutre la paix avec cette histoire ? Comment puis-je l'oublier si on me parle continuellement de lui ?


Maquilleuse - J'ai vu la dernière émission sur vous et Tokio Hotel ! C'était génial ! Mais pourquoi êtes vous partie en plein milieu de l'émission ?

Moi - Raison personnelle. Avez-vous fini ?

Maquilleuse - Oui.


Un trait fin de noir soulignait mon regard. Un peu d'ombre verte. Un gloss cuivré. Je veux des maquilleuses fans plus souvent ! Elles savent ce qu'on aime !
On décide de laisser ma tignasse naturelle.

Le shooting peut enfin commencer.

Un sourire par là. Une moue par ci. Et voilà. C'est fini.


Roys - Il est presque treize heures. On ferait mieux de se dépêcher si on veut être à l'heure à notre rendez-vous.


Je redoutais ce moment. Que se passait-il pour qu'un repas avec eux soit organisé ?


Kapitel 3.

# Posted on Wednesday, 18 June 2008 at 4:12 PM

Edited on Wednesday, 15 April 2009 at 4:35 PM

Kapitel 4.

Kapitel 4.

Nous entrons dans un prestigieux restaurant. Je ne vais pas avaler grand chose. Et eux non plus. Mais ce n'est pas pour la même raison. Ils n'aiment pas ce genre de nourriture raffinée. Et moi, de mon côté, j'ai l'estomac noué.
David, Bill, Tom, Georg et Gustav. Ils sont tous là, installés à une table, un peu à l'écart des autres. A l'écart des oreilles indiscrètes.
David se lève, sert la main de Roys. Il s'approche de moi. Me sourit.



David - Cassie ! Ca fait longtemps dis-moi ! Tu as complètement disparue du jour au lendemain !

Moi - Bonjour David. Ca fait longtemps en effet.



Je ne laisse transparaitre aucun sentiment, m'assoie en silence. Je ne salut pas les 4 garçons, ils ne me saluent pas ; ce que ne manquent pas de remarquer nos managers respectifs.



David - Eh alors ? On ne se dit même plus bonjour ?

Moi - Non. Non on ne se dit plus bonjour. On ne se parle plus. Je les hais.



Gustav et Georg n'avaient pas l'air surpris. Tom me lança un regard noir. Si noir que si ses yeux avaient été une arme, je serais déjà morte. Quand à Bill son visage se crispa. Ses yeux se troublèrent.
Mon coeur se fit douloureux à cette vision.



David - Euh. Tu les hais ? Mais tout se passait pourtant très bien les dernières fois où vous étiez les uns avec les autres.

Moi - Oui je les hais. Mais passons. Pourquoi sommes-nous là ?

Roys - Je pense que cela ne va pas plaire à certains d'entre vous. Enfin, surtout à deux d'entre vous.

Moi - Roys, viens en droit au but.

David - C'est qu'après ce que tu viens nous annoncer, ce n'est pas facile à dire.

Roys - Quoique je m'en doutais déjà ..

Tom - Grouille Dav'. Je n'ai pas trop envie de rester ici. L'air est pollué.



Je le regarde. Soutiens son regard. Oui, oui il me blesse. Mais il ne doit pas le voir. Bill lui donne un coup de coude dans les côtes.



Tom - Oui. Je sais Bill. Pas besoin de me le répéter.



Encore leur « truc de jumeaux » auquel personne ne comprend rien.
Le serveur arrive pour prendre la commande. Une salade pour moi, des pâtes pour les autres.



Gustav - David. Accouche. Je t'en pris.

David - Vous savez tous que les rumeurs concernant la prétendue homosexualité de Bill se font de plus en plus nombreuses ..

Roys - Et que les ventes de disques de Cassie ont légèrement baissées suite à ..

Cassie - Un problème personnel. Et alors ?

David - Vous savez aussi que vous avez la même maison de disque.

Roys - Et cette maison de disque a décidé qu'il fallait que ..

David - Bill se mette en couple ..

Roys - Avec Cassie.



Pardon ? Je fixe les deux hommes, abasourdie. J'ai mal compris, n'est-ce pas ? Je suis en plein cauchemar. Oui, c'est cela. Ou bien c'est une blague. Une blague de mauvais gout.
Un coup d'oeil sur les autres me permet de me rendre compte de l'horrible réalité. Bill a un regard apeuré. Tom a l'air furax. Les deux autres sourient, nous narguent du regard.
Tout le monde prend la parole en même temps.



Tom - C'est quoi ce délire ?

Moi - Je refuse.

Bill - J'accepte.

Gustav - Georg, je ne sais pas pour toi, mais je pense que nous allons vivre les moments les plus comiques de toute notre vie.

Georg - J'en ris déjà.


Il accepte?
Je ressens un besoin soudain de m'isoler. Je me lève précipitamment et me dirige vers les toilettes. Le peu de nourriture que j'avais ingurgitée ce matin remonte dans ma gorge. Je me précipite vers le WC le plus proche.
Une main se pose dans mon dos. Me soulève les cheveux. Je me lève, me retourne. Bill est face à moi. Je me jette dans ses bras. Respire son parfum. Et laisse les larmes me submerger.



Bill - Cassie. Ne pleure pas. Tu sais que je déteste te voir pleurer. Surtout à cause de nous. En acceptant, tout ce que j'espère, c'est te retrouver. Tu te souviens ? Comme on était proche ? Tu te souviens de nos délires ? De nos ballades tous les deux ?



Je lève la tête et le regarde.



Moi - Je me souviens. Mais moi, je ne veux pas vous retrouver. Je veux vous oublier. Tu comprends. ? J'avais réussi à trouver une petite part de bonheur dans ma vie. Et hop ! Du jour au lendemain, la haine, la tristesse font leur apparition. Vous le saviez Bill. Vous le saviez, et pourtant, vous ne m'aviez rien dit ! Tu te rends compte, peux-tu seulement imaginer comme j'ai pu souffrir ? Depuis, je ne suis plus vraiment la-même. J'ai perdue une partie de moi. Une partie de ma vie. La dernière image que j'ai de cet instant me hante Bill. Mais pourquoi je te dis ça ? De toute façon, tu ne comprends pas. Tu ne peux pas comprendre.



Je tourne les talons. Me dirige vers le lavabo et me rince le visage. Il s'approche de moi et enroule se bras autour de ma taille. Son souffle chatouille mon cou.



Bill, murmurant - Si tu savais comme je suis désolé. Si tu savais comme je regrette Cassie. J'ai essayé de t'appeler, je voulais m'excuser. Tu ne répondais jamais. J'avais peur que tu fasses une connerie. Mais je te savais forte. Or lorsque je t'ai vu sur ce plateau, j'ai vu le changement qui s'est opéré en toi. Tu n'avais plus ton petit sourire malicieux collé sur ton visage. La flamme de tes yeux semblait s'être éteinte. Tu paraissais absente. Tu as aussi perdu du poids. Beaucoup de poids Cassie. Tu n'as pas répondu à la pique de Tom. Avant, tu l'aurais rembarré. Mais tu n'as rien fait. Tu t'es enfuie en pleurant. Si tu savais comme cela m'a fait mal de te voir comme ca.



Ses excuses sont bien tardives. Mais je ne peux pas résister à ce regard de chien battu. Je lui souris donc.



Moi - D'accord. Je .. Je promet de faire des efforts. Mais uniquement vis à vis de toi. Pour ce qui est de ma confiance, il te faudra beaucoup plus que de simples excuses pour la retrouver.

Bill, souriant - Et pour .. Ce qu'ils nous proposent ?


# Posted on Monday, 23 June 2008 at 5:05 AM

Edited on Wednesday, 15 April 2009 at 4:36 PM

Kapitel 5.

Kapitel 5.
Moi - C'est hors de question.



Le sourire qui illuminait son visage disparut immédiatement. Que croyait-il ? Que j'allais accepter ? Je ne suis pas folle. Enfin, si, peut-être un peu. Mais pas à ce point.



Bill - Pourquoi ? Cassie, j'ai vraiment envie que toi et moi on se retrouve. Que l'on soit à nouveau les confidents que nous étions il y a encore quelques temps. Et puis, ce ne serait que de la comédie.

Moi - Moi aussi Bill. Tu devrais le savoir. Mais je ne pourrais pas voir les espèces de choses qui te servent d'amis à longueur de journée. C'est au-dessus de mes forces.

Bill - Je comprends. Enfin, non. Je ne comprends pas vraiment, mais je respecte ton choix.



Nous sortons des toilettes. Un des serveurs nous dévisage. Il doit sûrement se demander pourquoi Bill était dans les toilettes femmes.
Ce dernier n'y prête pas attention et c'est main dans la main que nous rejoignons la table.

Le visage de nos managers respectifs s'éclairent à cette vue. Tom se renfrogne encore un peu plus. Gustav et Georg se retiennent apparemment de rire.



David - Je vois que le problème est donc réglé.

Moi - Il n'y a jamais eu de problème. Je n'ai p..

Tom - Il est hors de question qu'elle se fasse passer pour la copine de mon frère. Tu comprends David ? On ne veut pas d'elle dans notre vie. Elle en est sortie il y a 3 mois. Et elle n'y entrera plus.

David - Je ne crois pas que tu ais ton mot à dire dans cette histoire Tom. Ton frère est assez grand pour savoir ce qu'il fait.

Moi - Mais j ..

Bill - Tom tu me fais chier. Arrête de croire que le monde tourne autour de toi. Toi tu ne veux pas la revoir, et encore c'est ce que tu dis. Mais as-tu seulement pensé à ce que moi je pouvais ressentir ? Elle me manque Tom. C'était la seule qui s'intéressait à nous pour ce que nous étions. Elle n'est pas comme toutes ces filles dont on doit supporter la présence en ce moment et qui ne s'intéressent qu'à ce que tu représentes. Je veux à nouveau la sentir près de moi. Je veux à nouveau rire comme je n'avais jamais ris. Je veux ..

Tom - C'est bon. J'ai compris. Tu n'as qu'à rester avec elle.



Sur ces mots, il se lève, prend sa veste et sors du restaurant. J'ai le temps d'apercevoir ses yeux emplis de larmes.



Moi - Bill, rejoins le.

Bill - Non. Il fait le gamin. Il n'a qu'à assumer.

Moi - David, Roys. Vous direz à notre merveilleuse maison de disque de se mettre leur proposition là où je pense.

Roys - Cassie. En fait ..

David - Vous n'avez pas le choix. Vous ne pouvez pas refuser.

Moi - Je ne peux pas refuser ? Mais c'est quoi ce délire là ?

Bill - David, on ne peut pas la forcer. Laisse-la. Dis que moi aussi je refuse.

David - Je crois que vous ne saisissez pas bien le problème. Vous ramenez de l'argent à vos producteurs. Mais d'un autre côté, vous leur en faites perdre. Pour eux, vous n'êtes donc plus très rentables.



Je me laisse tomber sur la chaise la plus proche. C'est un mauvais rêve. Pincez-moi. Je veux me réveiller !



David - Vous devrez paraître ensemble demain à l'occasion d'un gala de charité.



Demain. Si tôt ?
Les deux managers énoncent les différentes indications pour la soirée. Je ne les écoute pas. De toute manière, je n'en ferais, une fois de plus, qu'à ma tête.

Le temps est venu de retourner à l'hôtel. Nous prenons une seule voiture qui se trouve être le van des garçons. Georg et Gustav partent s'installer à l'écart. Je me retrouve coincée entre David et Roys.



David - Au fait Cassie, comment va ton père.



Moi - La dernière fois que je l'ai vu, il allait plutôt bien. Comme tu le sais, depuis que j'ai percé dans le milieu il a quitté son emploi. Il a encore un peu de mal à rester inactif mais ca lui passera avec l'âge.

Après ces quelques paroles, je montre que je n'ai pas envie de poursuivre cette discussion. Ma famille me manque. Le groupe me manque. Et pour couronner le tout, j'ai un nouveau rôle à jouer.

Nous arrivons à l'hôtel. Les fans sont au rendez-vous.



David - Gus et Georg vous sortez en premier. Puis Cassie et Bill vous suivrons.

Roys - Vous avez 5 minutes pour les autographes.

David - Bill et Cassie, votre rôle commence ici. Tenez-vous la main, ca suffira pour aujourd'hui.

Bill - Et pour les questions des fans ?

Roys - Vous êtes ensembles.



Magnifique. Tout le monde va penser que je sors avec le chanteur du groupe Tokio Hotel. Les groupies vont essayer de me tuer.
C'est à nous de sortir. Bill me regarde, me sert la main.



Bill - Ca va aller.



Il quitte le van. Les cris redoublent à l'extérieur. Une main se tend vers moi. Je l'attrape, inspire un bon coup et pose mes pieds dehors. Nous avançons vers les fans, toujours main dans la main.
Les groupies se taisent. Elles doivent se demander pourquoi lui et moi sommes si proches.
Nous commençons à signer les petits bouts de papier. Les cris réapparaissent. On entend de tout. Des « Bill fick mich ». Des « Tu chantes trop bien ». Et à un moment un « Vous sortez ensemble ? ». Mon acolyte me regarde et sourit. Nous acquiesçons.


Les gardes du corps nous poussent à présent vers l'entrée de l'hôtel. Bill se précipite dans l'ascenseur. Il n'a pas besoin de me dire où il va. Il sait que je le sais. Il souhaite discuter avec son frère de l'incident de tout à l'heure.
J'ai repos jusqu'à demain. Je préviens un VSD pour lui dire de m'attendre dans le hall dans cinq minutes. J'emprunte les escaliers, me dirige vers ma chambre.
Me fige à quelques mètres de cette dernière. Tom y est adossé. Il semble m'attendre. Mais je ne veux pas l'affronter. Pas maintenant.



Moi - Tom, tu m'excuses mais tu me bloques le passage.



Il se décale légèrement. Je sens son regard fixé sur moi. Il a toujours su me mettre mal à l'aise. Je passe la clé magnétique dans la serrure et entre précipitamment dans ma chambre. Je tente de fermer la porte. Le pied de Tom m'en empêche. Il entre. Je n'arrive pas à le retenir.
Sans que j'ai le temps de réaliser ce qu'il m'arrive, je me retrouve plaquée contre le mur.



Tom - Je te préviens Cass' n'essaye pas de me voler mon frère. Tu nous as déjà assez fait de mal comme ca. Tu n'aurais pas du accepter.

Moi - J'ai refusé figure toi. Mais ce n'était pas une proposition. Plutôt un ordre. Lâche-moi Tom. Tu me fais mal.



Il ne m'écoute pas, joue avec son piercing. Mon dieu. Qu'est ce que j'aime quand il fait ca. Mes yeux se perdent dans le brun des siens. Nos respirations s'accélèrent. Je n'ai pas le temps de réagir que ses lèvres douces se trouvent déjà sur les miennes. Nos langues entament une danse endiablée.



Désolée pour le retard mais les exames ne sont pas terminés pour tout le monde =)
Je prépare mes galops 6 & 7 avec un cheval de 4 ans qui ne sait pas encore ce que c'est une rêne d'appui. Les connaisseurs confirmeront que cela demande beaucoup de travail.
J'ai conscience que ce chapitre est une pourriture totale.
Vous savez où je l'ai écrit?
Dans la sellerie entre deux cours de dressage.
La prochaine partie comportera un flash-back qui se poursuivra dans plusieurs chapitres.
Les choses s'éclairciront enfin pour ceux qui ne comprennent pas grand chose =)
Bisous.
Mà.

Si le coeur t'en dis: notre rencontre.


# Posted on Wednesday, 02 July 2008 at 3:29 PM

Edited on Wednesday, 15 April 2009 at 4:39 PM